Diminuez l’absentéisme


Comment faire pour vaincre l’absentéisme et supprimer ses impacts négatifs ?

 

Pour débuter, voici comment calculer le taux d’absentéisme (TA) pour une entreprise avec la formule suivante :

calcul du taux d'absentéisme

 

L’étude Dares «Les absences au travail pour raisons de santé : un rôle important des conditions de travail» de 2013 montre une relative stabilité de l’absentéisme entre les années 2003 et 2011 avec un taux d’absentéisme qui variait de 3,4 % à 3,8 %. Ce taux reste variable d’un secteur à un autre mais il donne une tendance et permet à chacun de se positionner. Selon le cabinet de conseil Ayming, ce taux d’absentéisme était de 4,55% en 2015 et de 4,59% en 2016.

Ainsi, un TA entre 4 et 5 est considéré comme normal, un TA de plus de 7 doit être un signal d’alerte à prendre au sérieux. Toutefois, les causes de ces absences doivent être identifiées.

Une très récente étude  révèle qu’un salarié français est absent de son poste de travail environ 17 jours par an (hors congés). Le secteur des services semble être le plus impacté par l’absentéisme avec un taux avoisinant les 5,48%. Le secteur de la santé souffre également puisque c’est dans cette branche que le taux d’absentéisme augmente d’année en année. Ces taux plus élevés que la moyenne sont révélateurs de conditions de travail difficiles et de l’absence d’actions de prévention des risques. Lire par exemple le sujet sur la santé des étudiants soignants dans les actus.

 

En revanche, ce calcul permet d’obtenir un taux mais ne qualifie pas les causes de cet absentéisme et ne permet pas d’adopter des mesures correctives.

Physiquement, un collaborateur a multiples raisons de ne pas être présent à son poste de travail. Citons par exemple la maladie, les événements familiaux, la maladie professionnelle, les contraintes de transport, l’accident, le stress. Ces causes sont subies par le salarié absent, mais aussi par l’entreprise. Afin de pallier cette absence, l’entreprise a recours à des heures supplémentaires, une réorganisation, l’embauche d’employés intérimaires ou la création de CDD.

Une autre catégorie d’absence est quant à elle plus difficilement quantifiable et qualifiable, tout en restant extrêmement fréquente : l’absentéisme moral. Un salarié désengagé et non investi dans son travail est moralement absent, c’est-à-dire qu’il flâne et consacre une partie de son temps à autre chose qu’à son travail, qu’il manque par conséquent d’efficacité et de fiabilité.

 

Pour bien comprendre l’absentéisme, il est dans un premier temps nécessaire d’être honnête et lucide afin de dresser un constat. il est utile de recenser des causes (parfois identifiables, souvent inconnues), quantifier le nombre de jours non effectués, ainsi que de la durée et la répétition de ces absences. Cette étude doit se faire sur une longue période pour être la plus représentative.

Si l’absentéisme occasionne des dysfonctionnements, il est également un indicateur de l’état de santé des salariés et de l’impact des conditions de travail sur ceux-ci. En effet, un salarié heureux est naturellement bien plus présent. La mise en place d’au moins une action d’amélioration de qualité au travail permet de réduire l’absentéisme da façon notable.

 

Qu’est-ce-que le présentéisme ?
Le présentéisme est souvent réduit à la simple présence du collaborateur à son poste de travail. En fait, il s’agit souvent d’une donnée négative regroupant les salariés présents mais non engagés (ceux qui font uniquement acte de présence), ceux qui effectuent des heures supplémentaires à outrance sans être rémunérés, ceux qui viennent travailler alors que leur état de santé nécessite une mise au repos.

 

Les solutions pour lutter contre l’absentéisme existent. Il convient de s’interroger sur les méthodes de management, gérer le stress, prévenir les maladies professionnelles, récompenser l’engagement, etc

 

Sachez pour finir qu’un salarié heureux dans son travail est 6 fois moins absent.